Les températures d’ébullition

alcool

Un moût, une bière, un vin… contiennent bien d’autres choses que de l’alcool, notamment de l’eau, divers alcools autres que l’éthanol, des acides, sels minéraux…etc.

Chacun de ces composants a une température d’ébullition qui lui est propre. En distillant, on sépare en fait tous ces produits en contrôlant la température de l’alambic. Notre but est bien sûr de collecter l’éthanol (l’alcool buvable) et de jeter le reste ou le laisser dans le chaudron.

Voici quelques composants et leur température d’ébullition : (liste non exhaustive)

  • Acétone ➯ 56.5°C
  • Méthanol ➯ 64°C
  • Ethyl acétate ➯ 77.1°C
  • Ethanol ➯ 78°C
  • 2-Propanol ➯ 82°C
  • 1-Propanol ➯ 97°C
  • Eau ➯ 100°C
  • Butanol ➯ 116C
  • Furfural ➯ 161°C

Remarquez que la t° d’ébullition peut varier en fonction de l’altitude de l’endroit où vous vous trouvez : plus on monte, plus les t° d’ébullition sont basses.

Heureusement, chaque composant « domine » à sa température d’ébullition, on peut donc savoir quel produit on récolte en contrôlant la température de la vapeur. D’autre part, si vous faites une « bonne chauffe », c’est-à-dire lente et régulière, l’alambic se stabilise un certain temps à chaque « étage » de température. Par exemple, lors de la collecte de l’éthanol, la température reste ± stable (78-82°C).

Il convient, après la phase de montée en température, en début de distillation, d’« équilibrer » l’alambic : c’est-à-dire de laisser la T° se stabiliser un moment à un certain niveau (p.ex. 65°C). Cela se fait en « jouant » avec la source de chaleur ou avec le refroidissement de la colonne (de la colonne… pas du condensateur), s’il s’agit d’un alambic à colonne (reflux still). Si ça paraît compliqué à la lecture, c’est en fait assez facile dans la réalité ! Après cet équilibrage, le contrôle de la T° devient un jeu d’enfant.

Attention le contrôle de la T° ne suffit pas car elle peut varier en fonction de chaque alambic, de la hauteur et de l’isolation de la colonne, de l’emplacement du thermomètre… La mesure du taux d’alcool (avec l’alcoomètre) et enfin l’odorat ( !) seront de précieux alliés pour déterminer ce qui est bon et ce qui ne l’est pas.

LORS D’UNE DISTILLATION IL CONVIENT D’ELIMINER LES TETES ET QUEUES DE CHAUFFE

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